Le prix Nobel de physique 2025 récompense les travaux fondamentaux de John Clarke (Université de Californie à Berkeley), Michel Devoret (Université Yale et UC Santa Barbara) et John Martinis (UC Santa Barbara) sur l’électrodynamique quantique des circuits (circuit quantum electrodynamics, cQED) — un domaine qui a jeté les bases des ordinateurs quantiques supraconducteurs actuels.
Leurs avancées ont permis de contrôler et de mesurer des états quantiques dans des circuits électriques, une étape essentielle vers la réalisation d’ordinateurs quantiques exploitables fondés sur des qubits supraconducteurs. Comme ces systèmes fonctionnent à des températures ultrabasses, les progrès en science des matériaux sont cruciaux pour accroître les temps de cohérence des qubits, réduire le bruit et accélérer la vitesse de communication. Ces améliorations sont indispensables pour augmenter l’échelle des processeurs quantiques et atteindre le nombre de qubits logiques nécessaire à l’exécution d’algorithmes quantiques complexes.
Les architectures hautement intégrées — où qubits, électroniques de contrôle et composants de lecture sont intégrés sur une même puce — permettent de concevoir des unités de calcul quantique compactes et à faible latence. La minimisation de la latence est primordiale, car une communication plus rapide entre le processeur quantique et ses périphériques contribue à réduire les taux d’erreurs logiques.
À l’UCLouvain, au sein de la plateforme WINFAB, des chercheurs du projet SecuWeb évaluent des matériaux pour le refroidissement radiatif des qubits supraconducteurs et développent des composants de lecture à grande vitesse pouvant être placés physiquement plus près des qubits, réduisant ainsi la latence et la complexité du câblage. En reliant ces travaux à d’autres plateformes quantiques — comme le dispositif d’atomes de Rydberg ultrafroids développé à l’UCLouvain — l’équipe SecuWeb contribue à la vision de dispositifs quantiques interconnectés qui formeront l’ossature du futur internet quantique.
Le prix Nobel de physique 2025 résonne ainsi fortement avec la vision de SecuWeb pour un avenir sécurisé et interconnecté. Les percées réalisées dans les circuits quantiques supraconducteurs marquent une étape importante vers le déploiement à grande échelle du calcul et de la communication quantiques — des composantes clés de l’internet quantique. Au sein de SecuWeb, ces avancées se traduisent par des recherches appliquées sur la communication quantique sécurisée et sur les nœuds de l’internet quantique. En intégrant ces développements dans l’écosystème plus large de SecuWeb, le projet contribue à construire les réseaux hybrides et sécurisés de demain.

Un résonateur en méandre de TiN de 90 nm de large fabriqué sur une puce de silicium : un élément essentiel des circuits micro-ondes pour le contrôle des bits quantiques.











